Préface du recueil de poésies d’Olivier Peraldi, L’An Jeune
"Olivier marche le long d’une falaise abrupte, flirtant avec le danger, soucieux de rendre justice à l’enfance, à la jeunesse – celle de l’état d’esprit -, et à la VRAIE vie(...)", extrait de la préface à L'An Jeune, d'Andrée Benchetrit, comédienne.
Par Andrée BENCHETRIT, comédienne
6 août 2018

L’enfance échappée
Olivier marche le long d’une falaise abrupte, flirtant avec le danger, soucieux de rendre justice à l’enfance, à la jeunesse – celle de l’état d’esprit -, et à la VRAIE vie.
Puis il plonge dans la mer des mots, traquant le mythe de l’enfance dissociée de la condition humaine, retenant son souffle pour mieux le coucher sur le papier des poètes lorsqu’il reprendra l’air de sa vie d’adulte.
L’homme ici ne triche pas, il tomberait. Bienveillant, il nous embarque pour un chant, une quête : mesurer le goût de la vie, le poids des êtres et des choses, à l’aune de la seule jeunesse, dans une intensité des émotions, dans une qualité de l’imaginaire, conscient de l’effort et de la générosité du risque encouru : « indifférent à la mécanique qui nous tient en haleine », écrit-il.
Alors, entrez. Entrez en résistance. Celle de la jeunesse retrouvée, échappée – mais de qui d’autre que soi ? – .
Douze poèmes, déroulent la vie de celui qui naît jusqu’à sa maturité et livrent une approche, une réflexion sur la temporalité dans une écriture poétique riche, musicale, assez souple et assez heurtée pour s’adapter aux mouvements lyriques de l’âme. Un langage neuf.
12 : nombre sublime, pour dire la nécessité de la quête d’une orientation perdue, que l’homme dans sa construction a troqué pour une mécanique des machines, du travail, au mépris de la nature, de la flore et de la faune.
Ode. Oui car musique il y a… tendez bien l’oreille… elle est là, présente dans la respiration des vers où s’agitent des sentiments portés par un véritable enthousiasme. Oui, comme nous le recommande Olivier, « Saluons Pindare ! »
« Il faut trembler pour grandir » nous conseillait René Char.
L’écriture d’Olivier PERALDI tremble et secoue la sève du lecteur, lui offrant un miroir souriant et prometteur, le libérant des fatalités et des chagrins, lui murmurant de laver son regard dans sa propre jeunesse. Le lecteur ferme alors les yeux et éclate d’un rire nouveau.
Voir, lire, écouter L’An Jeune sur les plateformes de téléchargement en ligne (Spotify, Deezer, iTunes, etc.), et sur Bandcamp : https://lanjeune.bandcamp.com/album/lan-jeune



Œuvres concernées
