Signature d’ “Ombres et Couleurs” au Salon du Livre de Paris

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Ombres et Couleurs : le Corbeau d’Arcimboldo à la recherche d’Hokusai

Invitation pour le lancement d'Ombres et Couleurs aux éditions Caractères

Invitation pour le lancement d'Ombres et Couleurs aux éditions Caractères

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En 2012, offrez un poème à un enfant !

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Solidarité et vieillissement, le défi de la dépendance

7 mars 2011 - En plein débat national sur la dépendance, Olivier Peraldi et François Jeger font le point sur un chantier social majeur et qui ne fait que commencer.

Dernier chantier social du quinquennat, la réforme de la dépendance focalise toutes les attentions. L’arrivée de la génération du baby boom dans sa quatre-vingtième décennie pose à la France le défi inédit d’assumer, socialement et financièrement, une part croissante de personnes âgées. En 2030, un Français sur trois aura plus de 60 ans. En quarante ans, le nombre d’octogénaires sera passé de 2,4 à 7 millions. En 2011, 14 % des plus de 80 ans sont estimés “dépendants”, voire “très dépendants” alors que plus de 800 000 Français sont touchées par la maladie d’Alzheimer et autres syndromes démentiels. Le coût du vieillissement pour les comptes publics croît de 7 % par an. Est-il possible de poursuivre ainsi ? Presque six Français sur dix font de la dépendance leur “inquiétude primordiale”. Rapports publics, groupes de travail, études financières et démographiques, benchmark international, tous les moyens sont mobilisés. Décideurs nationaux, élus territoriaux, groupes économiques, assureurs, tous se positionnent pour peser sur l’issue du débat… L’enjeu est de taille. Des réponses retenues dépendra la place accordée à la solidarité entre les générations pour un nouveau contrat social.
Les auteurs
François Jeger, économiste, a été responsable des études sur la dépendance à la DREES (2004-2007), puis Conseiller “politiques personnes âgées” de Xavier Darcos, ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville de 2008 à 2010. Egalement administrateur de l’INSEE, il a publié de nombreux articles scientifiques sur la dépendance et les retraites.
Olivier Peraldi, auprès avoir assumé pendant deux ans les fonctions de délégué interministériel à la famille (2008-2009), il a été Conseiller “politiques familiales” de Xavier Darcos, ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville en 2009 et 2010. Il intervient par ailleurs, auprès d’étudiants en master 2 à Sciences Po sur “Communiquer la réforme” et à l’IEP de Lyon sur “Le cadre juridique de la communication publique.” Il est aujourd’hui directeur de la Stratégie à la Fédération du service aux particuliers.
Commander l’ouvrage :
http://www.territorial.fr/PAR_TPL_IDENTIFIANT/997/TPL_CODE/TPL_OUVR_NUM_FICHE/PAG_TITLE/Solidarit%E9+et+vieillissement+%3A+le+d%E9fi+de+la+d%E9pendance/341-essais.htm
Commentaires :
http://www.agevillage.com/actualite-6112-1-societe-debat-sur-la-dependance-site-internet-en-ligne.html#comment

http://plus.lefigaro.fr/comment/reply/329917/5409307


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Bonne et heureuse année 2011 !



Illustration : Ileana HABER
Texte : Olivier PERALDI

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Ouragan

Laurent Gaudé – Actes Sud – 2010 – 18 euros

Ils fuient tous vers les terres. Vers le nord. Les autorités rassemblent, ordonnent, orientent. Bientôt remontent, débordant sur les files inverses et les bas côtés, les colonnes compactes et laborieuses de voitures chargées jusqu’au toit. L’industrie des hommes déporte son agitation au delà de l’Ouragan. L’ouragan approche. Les forces de la nature gomment les reliefs autant qu’elles ignorent les petits et grands enjeux de l’humanité. Josephine Linc. Steelson a cent ans. Elle est nègre. Elle sait l’approche de “la chienne”. La nature ne fait pas de cadeau. Voilà cent ans que Josephine Linc. Steelson le sait. Elle ne bougera pas. Ne partira pas. Rose Peckerbye a une dernière chose à régler. Il faut venger le petit Byron, qui vient de perdre la certitude du nom de son père, ce Mike Bloomfeld qui a eu du mal à cacher son sourire lorsque Rose a dit au juge qu’il n’était pas le père. Pas de fils, pas de pension à verser ! Peu importe pourquoi elle a dit ça. L’important c’est d’être quitte pour la vie. La vie qui les pousse tous à déguerpir coincés dans leurs voitures coincées dans les embouteillages, tous emboutis dans leur peur. Rose a peur. On dit que les digues ont cédé. Que l’eau va monter. Bientôt, il sera trop tard. Partir pour Byron. Pas pour elle. Pour Byron. Où est-il ? Elle l’appelle. Le vent siffle. L’ouragan dans la tête. Une tête qui a perdu ses repères en même temps que la certitude de son père. Retrouver Byron et partir. Les rues désertes maintenant. Les rues si longues, le quartier si grand, la ville sans bruit. Des réprouvés investissent l’église. D’autres se libèrent de leur cellule. Tuent leurs geôliers. Le révérant est fou. Un couteau dans une main, exécuteur d’immanence divine. L’eau est là maintenant. ça grouille par là-bas. Entre les tombes rode la mort. Les pesants lézards renversent des croix. On marche l’eau jusqu’aux genoux… On marche ou on reste pour être plus fort que l’Ouragan. On marche pour profiter de l’aubaine. Piller. Devenir riches. On reste pour être soi-même et ne pas céder comme une digue. Retrouver l’enfant. Vivre ou mourir ici quand le temps a passé et n’a plus d’importance… Laurent Gaudé, prix Goncourt 2004 pour Le Soleil des Scorta, signe une fois de plus une histoire dense et intense. Plongé dans les événements de l’Ouragan Katrina qui a dévasté la Nouvelle-Orléans le 29 août 2005, il s’intéresse à la marge de l’événement pour décrire le destin de ceux qui souffrent d’une faille de la vie : vieillesse et abandon du temps, désespoir de l’enfant sans père, mère à la recherche de son enfant, homme détruit de culpabilité, réprouvés du monde et du cœur… L’Ouragan n’épargne pas.

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